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Actuellement, l’histoire du peuplement du territoire reste très nébuleuse. 
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Tout permet de penser que les premières personnes qui découvrirent l’Ile étaient les navigateurs nusantariens. Dès les premiers siècles de notre ère, la maîtrise précoce de l’art de la navigation a effectivement permis au peuple malayo-polynésien d’effectuer un exode important vers la Grande Ile. Embarqués sur des vaisseaux multicoques et des embarcations à balanciers, pouvant accueillir jusqu’à un millier de passagers, ils amènent savoir, techniques (métallurgie, riziculture, tissage de soie …) et denrées : les navires pouvaient transporter des centaines de tonnes de marchandises (bananiers, cocotiers, canne à sucre …). Ces navigateurs indonésiens qui possédaient au préalable des établissements commerciaux sur les côtes africaines, ont favorisé des mouvements de populations bantoues (qui viennent de l’intérieur des terres africaines) vers Madagascar. Devenue une étape importante sur une route commerciale très fréquentée, Madagascar attire un grand nombre de navigateurs, en quête de richesse : des musulmans se mêlent à ces déplacements de populations. Ainsi, on suppose que la population de l’île serait le produit d’un métissage poussé entre les premiers occupants indonésiens et africains : ce qui expliquerait cette variation de physionomie, de langage et de culture selon les régions : sur les côtes, les habitants ont des traits dominants de type africain, tandis que vers l’intérieur, ils ressemblent plus aux indonésiens.
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Les royaumes de la Grande Ile
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Toutefois, ce n’est qu’au cours des premiers siècles du second millénaire que se mettaient réellement en place les groupes ethniques autochtones actuelles. Les Européens ne découvrent l’île qu’en 1500 ; les Portugais avec Diégo Diaz sont les premiers à imposer leur présence (notamment à Diégo Suarez). L’introduction massive des armes à feu et le développement de la traite des esclaves, affectent de manière décisive le destin de la Grande Ile. En 1665, le roi Louis XIV tient à faire de Madagascar la base avancée de la Compagnie française des Indes orientales. Certains royaumes se lient aux Européens : le royaume Sakalava réussit à s’étendre sur la majeure partie du littoral occidental de l’Ile, sous l’égide des rois "maroseranana" (aux nombreux ports) ; ou le royaume Betsimisaraka, fondé par Ratsimilaho, le fils d’un pirate anglais. Les royaumes situés à l’intérieur des terres (Merina, au nord et Betsileo au sud ) continuent à se développer. La confédération Merina unifiée sous le roi Andrianampoinimerina, au début du XIXe siècle, puis sous son fils, le roi Radama I. Ce dernier ouvre les portes du pays aux Européens, étend le territoire du royaume, avec le soutien des Britanniques ; l'île est officiellement reconnue, à partir de 1817, royaume de Madagascar. 
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Le royaume connaît une transformation et un développement exponentiel tout au long du XIXe siècle. Sous la direction du français Jean Laborde, un début d’industrialisation se met en place à partir de 1835. Des marchandises tels que le savon, la porcelaine, les outils en métaux, les armes à feu sont produites. Un premier hôpital et une école de médecine sont édifiés en 1864 à Antananarivo, les missionnaires développent l’éducation (en 1894, plus de deux cent milles élèves sont scolarisés dans les écoles du royaume, dirigées essentiellement par les missionnaires protestants). Le potentiel du pays attire fortement l’impérialisme européen. Les désaccords sur l’application du traité du 17 décembre 1885, signé par la reine Ranavalona III servent de prétexte à l’invasion française de 1895, pressée d’étendre sa colonie et de mettre un terme à la propagation du protestantisme. En effet, dans un premier temps, seul un régime de protectorat (contrôle de l’économie et des relations extérieures) était de mise. Toutefois, le soulèvement et la résistance populaire conduisent à une annexion du pays, sous la direction du Général Gallieni. Ce dernier, chargé de pacifier le pays, envoie la Reine Ranavalona III en exil. Dès lors, Madagascar devient officiellement une colonie française.
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Cette prise de pouvoir fait de nombreuses victimes : cent milles morts sur une population totale de moins de trois millions d’habitants. Dès le retour au calme, le général Gallieni met à la tête des provinces des administrateurs locaux à la place de l’administration Merina. Après une valorisation du territoire, le régime colonial se lance dans une vaste entreprise de développement de l’agriculture, des voies de communication (routes, chemins de fer, canaux navigables …). Des ports modernes sont aménagés. L’esclavage est supprimé. D’autre part, la francisation forcée des établissements scolaires pousse une bonne partie des effectifs à déserter les classes. Pendant la Première Guerre mondiale, quarante milles combattants malgaches sont mobilisés pour défendre la France. Un cinquième meurt au combat et certains survivants étaient porteurs de la grippe espagnole, qui se propage dans l’île, tuant ainsi plusieurs dizaines de milliers de personnes. Autrement, un premier mouvement de résistance, le V.V.S (Vy Vato Sakelika) a lieu en 1915, mais connaît rapidement une violente répression. En 1942, Madagascar est envahi par les troupes britanniques, ce qui porte un préjudice au prestige français vis-à-vis des indigènes. En 1946, le combat pour la restauration de l’indépendance est largement entamé : les trois leaders (Raseta, Ravoahangy et Rabemananjara) du Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache (M.D.R.M) deviennent les premiers députés de l’Assemblée constituante française. Les Français manipulent les anti-indépendantistes (Mainty et Tanindrana ou côtiers) en les encourageant le développement du PADESM (Parti des déshérités de Madagascar) pour contrer le mouvement de rébellion. Cent milles morts sont enregistrés après la violente répression de l’insurrection de 1947. Les autorités françaises dissoudent le M.D.R.M qu’elles accusent d’en être responsable. Toutefois, la défaite en Indochine en 1954, oblige les français à redéfinir leur territoire colonial. En 1956, le pouvoir exécutif est transféré aux autorités locales. Philibert Tsiranana, ancien leader du PADESM accède à la tête du gouvernement en 1958. Le 14 octobre 1958, la République malgache est instituée par le pouvoir colonial. La proclamation de l’Indépendance est déclarée le 26 juin 1960 au prix d’un grand bain de sang.
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Bien que le pays soit indépendant, les Français continuent à exercer un contrôle direct sur l’administration, les activités économiques, la vie culturelle et l’armée de la toute jeune république. Le président Philibert Tsiranana (1959-1972) connut une révolte des étudiants, soutenue par les lycéens et le monde ouvrier de la province d’Antananarivo. Ce qui aboutit à la chute du régime en 1972.
Le général de division Ramanantsoa, chef de l’état-major est porté au pouvoir. Mais il ne réussit pas à affermir son autorité, et décide de se retirer au début de l’année 1975 .
Le colonel Ratsimandrava qui lui succède, est assassiné une semaine après.
Le capitaine de frégate Didier Ratsiraka, chargé du ministère des Affaires Etrangères sous le gouvernement de Ramanantsoa, se voit confier les rênes du pouvoir après plusieurs mois d’instabilité. Se rapprochant du "bloc socialiste", un unique parti émerge, l’A.R.E.M.A (Avant-garde de la révolution malgache) domine toute la vie politique. La deuxième république commence avec de grandes modifications : de nombreux secteurs de l’économie sont nationalisés. Les investisseurs étrangers se retirent peu à peu du territoire ; ce qui affecte lourdement l’activité économique et une aggravation de la paupérisation. D’autre part, chaque révolte est durement réprimée, décourageant la population. Les quinze années suivantes de ce régime, relèguent Madagascar parmi les pays les plus pauvres du monde. Ce n’est qu’au début des années 1990 , que la résistance s’avère efficace. Sous la direction de (Hery Velona), les Forces Vives parviennent à faire tomber le président Ratsiraka en février 1993.
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A la troisième République, le président Zafy Albert, malgré ses efforts, voit le pays sombrer de plus en plus dans la pauvreté. Les clans rivaux au sein même du gouvernement se déchirent, sur un fond de corruption. Le président est destitué par la Haute Cour Constitutionnelle (HCC), le 5 septembre 1996.
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Le gouvernement par intérim est assuré par le premier ministre Norbert Ratsirahonana.
Et l’élection présidentielle qui a lieu le 31 janvier 1997, aboutit au retour de l' Amiral Didier Ratsiraka ; qui reste au pouvoir pendant cinq ans, et est battu par Marc Ravalomanana aux élections suivantes. Ce dernier s’acharne alors à faire redécoller l’économie du pays. Les investisseurs étrangers reviennent peu à peu ; les routes sont améliorées et d’autres créées ; l’Ariary devient la nouvelle monnaie officielle du pays. En apparence, la vie de la Grande Ile se lance sur une bonne voie : une police spéciale tente d’éradiquer la corruption qui gangrène le pays.
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Lors des élections du 3 décembre 2006, le candidat Marc Ravalomanana est réélu.
Les prochaines éléctions présidentielles auront lieu en 2011, alors soyez au rendez-vous … |