Cette frange côtière de deux cent cinquante kilomètres est le territoire de prédilection de « ces nomades de la mer ». La population Vezo, qui signifie « pagayeur » arpente le littoral ouest à la recherche de bancs de poissons, durant la période sèche (quatre mois par an). Excellents marins, ils pêchent, chassent, à bord de petits pirogues à balancier, anchois, requins et toute autre proie qui passe à portée de leurs filets (en nylon) ou avec ceux en fibres de baobab, lestés de coquillages et avec l’aide de harpons et de piques traditionnels. Le fruit de leur pêche est généralement séché au soleil et fumé pour une meilleure conservation. Il est ensuite vendu ou troqué contre tissus, pétrole, sel et autres produits.
Vivant au rythme des migrations de poissons, les pêcheurs bivouaquent sur les plages, le soir venu, sous un abri formé à l’aide des voiles de leurs pirogues et de perches de bois.
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