Aussi déroutant que ça puisse paraître la vanille est une espèce d’orchidée… vous ne me croyez pas … vous plissez le front en signe de surprise … vous vous empressez d’aller vérifier dans un dictionnaire… et oui la réaction est toujours la même !
Et pourtant la vanille planifolia est sans aucun doute une orchidée grimpante (épiphyte), qui pousse en s’enroulant autour des arbres.
Originaire du Mexique, la vanille malgache revient de loin. Le climat chaud (entre 20° à 30°) et humide de l’île convient parfaitement à cette capricieuse orchidée.
Le fruit du vanillier, de 15 à 25 cm de long, est constitué d'une gousse verte qui renferme une pulpe huileuse et un grand nombre de petites graines contenant la substance si convoitée.
L’essence aromatique de la vanille entre dans la fabrication des confiseries, des yaourts, des glaces et du célèbre Coca Cola.
Bien que les fleurs vert-jaune de cette orchidée dégagent une certaine odeur, les gousses charnues qui les remplacent, n’ont pas d’arôme avant d’avoir été desséchées et fermentées. Leur préparation nécessite un travail délicat. De juin à décembre, les femmes entrent en scène munies d’une épine pour la pollinisation manuelle. Ensuite, vient la fructification des fruits, la récolte et le triage.
A l’arrivée, 1 kilo de vanille verte aura été nécessaire pour obtenir 250g de vanille sèche.
Deux espèces subsistent à Madagascar ; le vanillier sauvage (Vanilla phalaenopsis) localisé dans des forêts primaires humides, qui donne une superbe fleur blanche au cœur orangé, avec la particularité de ne pas avoir de feuilles, et le vanillier de culture très prisé.
D’une qualité considérable, la réputation de la vanille malgache n’est plus à faire. Avec une production annuelle de 900 à 1000 tonnes de vanille, soit 20% des exportations du pays, la Grande Ile compte parmi les premiers producteurs au monde.
Les plantations les plus importantes du pays se trouvent au coeur du triangle vert, la région de Sava (Sambava, Antalaha, Vohémar, Andapa) et à Nosy Be.
La vanille, produit de luxe, suscite une concurrence acharnée entre les différents pays producteurs.
Mais l’Indonésie, le Mexique, l’Ouganda, la Réunion et les Comores voisines ne sont pas les seuls ennemis des récoltes malgaches.
En effet, le pire cauchemar de cet or noir sont les nombreux cyclones qui sévissent sur la Grande Ile.