Erigée puis retombante, cet arbuste de taille modeste est désigné sous le nom de Cannanga odorata. Ses fleurs jaune-verdâtre très parfumées ont valu à Nosy Be d’être baptisée « L’île aux parfums ».
La fleur d’ylang-ylang, très prisée pour son huile essentielle, éclot quasiment tout au long de l’année.
Au soleil, les odorantes feuilles vert-pâle semblent s’affaiblir. Ainsi, ils sont volontairement taillés et leur croissance est bloquée afin qu’ils ne dépassent pas la taille d’un pied de vigne.
Cependant, la cueillette qui se fait à la main, est plus fructueuse pendant la saison des pluies d’avril à novembre.
Après 18h de distillation, on obtient la fameuse huile à l’odeur suave destinée à la préparation de parfums de luxe.
Mais il faut tout de même savoir qu’il faut une centaine de kilos de fleurs pour produire environ 2,5 kg d’huile d’ylang-ylang.
L’essence, une fois purifiée, est exportée dans les pays occidentaux. Elle est ensuite utilisée en parfumerie, en cosmétologies et dans la fabrication de savons et lotions capillaires.
Pour traiter le stress et l’insomnie, l’aromathérapie fait quelque fois usage de l’huile essentielle parfumée de son feuillage.
Il semblerait qu’elle aurait également des propriétés aphrodisiaques et euphorisantes.
L’ylang-ylang, « la fleur des fleurs » compte parmi les ressources agricoles de la Grande Ile.
Cette reine des fleurs à parfums, envoûte le monde mais Madagascar reste le lieu d’un véritable « boom » de l’ylang-ylang.