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“Un enfant sans éducation, c'est un adulte sans avenir !”

L'ÉTAT DES LIEUX

Madagascar souffre dans sa chair d'un sous-développement du secteur de l'éducation publique, mais aussi d'une grande inégalité d'accès à l'éducation au sein même de la population malgache : être une fille ou un garçon, résider en zone rurale ou urbaine, influencent considérablement l'entrée dans le système scolaire.
 
Là encore, les chiffres sont éloquents :
 
– le taux d'alphabétisation, en baisse, est de 46 % (99 % en France) ;
– le taux de scolarisation est de 31 % ;
– le taux des adultes analphabètes se situe à 32,7 % ;
– le taux de scolarisation à l'école primaire est de 69 %.
 
On observe que le taux d'achèvement du cycle primaire des filles est de 10 % inférieur à celui des garçons ; mais on observe surtout que le taux de redoublement, cette fois-ci pour les deux sexes, est l'un des plus élevés au monde ! Par ailleurs, l'augmentation massive des effectifs du premier cycle allant de 2 300 000 à 3 000 000 supposerait, logiquement, une augmentation des enseignants et des salles de classe.

Sans aucun doute, tous ces facteurs sont considérablement handicapants pour l'État et pour les familles concernées.
 
Malgré cela, les dépenses publiques pour l'éducation sont très faibles puisqu'elles ne représentent que 2,5 % du PIB (6 % en France). Soit l'État n'a pas la volonté politique suffisante, soit il ne possède pas les ressources financières de ses ambitions pour répondre efficacement aux besoins d'éducation de la population malgache...
 
Bien que le gouvernement actuel affirme faire de l'éducation sa priorité, les résultats obtenus sont largement insuffisants. Même s'il a déjà fait un effort pour alléger les charges parentales et s'il souhaite faire de l'école un centre de développement communautaire, où tout le monde participe activement pour développer le pays rapidement et durablement et ainsi vaincre la pauvreté, le bout du tunnel est encore très, très loin.
 
Le bout du tunnel est très loin et, dans le même temps, le niveau de vie des Malgaches se dégrade inexorablement. La principale préoccupation des adultes reste la survie de leur famille et cela explique qu'ils retirent de plus en plus tôt leurs enfants de l'école. Ou bien ils ne sont plus en mesure d'assumer les frais scolaires de leurs progénitures, ou bien ils ont un besoin vital de l'argent que ceux-là peuvent rapporter en travaillant ou en mendiant.
 
Et pourtant, un pays ne peut grandir et se développer qu'avec des citoyens instruits et informés !


OBJECTIFS AU NIVEAU NATIONAL

L'éducation de tous les enfants du monde est un investissement rentable et un devoir collectif” déclare l'UNICEF.
 
Fondamentalement, les enfants ont le droit de recevoir gratuitement un enseignement primaire de qualité. Soucieux d'affirmer ce droit, les responsables mondiaux ont fait de l'enseignement primaire pour tous, à l'horizon 2015, l'un des objectifs de développement pour le millénaire.
 
Aujourd'hui, en 2008, cet objectif paraît hors d'atteinte dans de nombreux pays pauvres, Madagascar en tête. La scolarisation, notamment celle des filles, est loin d'être universelle et beaucoup d'enfants quittent l'école avant d'avoir achevé le cursus primaire. Alors que, “après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple” comme le dit si bien Danton !
 
Très souvent, les enfants scolarisés ne bénéficient pas d'un enseignement adéquat parce que les enseignants sont mal formés et tout aussi mal payés. Les classes surchargées, ne disposent pas non plus du matériel pédagogique élémentaire : manuels, tableaux, papier et stylos...
 
Selon RAKALOBE, voici les points sur lesquels il est urgent d'agir :
 
– l'augmentation des élèves scolarisés ;
– l'augmentation du taux d'achèvement du cursus scolaire ;
– la réduction des redoublements ;
– l'augmentation du taux d'alphabétisation ;
– la formation des jeunes adultes pour leur permettre de subvenir à leurs besoins par eux-mêmes ;
– la réduction des risques de catastrophes naturelles, comme les inondations, dans les zones rurales qui peuvent affecter le système éducatif.

PROJETS DE RAKALOBE

Le grand projet de RAKALOBE consiste en la construction d'un pôle de développement local qui, à terme, comprendra :
 
– un établissement scolaire composé de quatre classes pour 100 élèves ;
– une cantine scolaire obéissant à des normes d'hygiène strictes ;
– un dortoir pour les filles et un autre pour les garçons ;
– une bibliothèque nantie de 30 000 ouvrages consultables, et une salle informatique avec connexion à l'Internet ;
– un jardin potager.

Ce pôle sera évolutif : des bâtiments viendront s'ajouter à la construction de base sur une période de deux ans.
 
Notre Association tient également à faciliter l'électrification du pôle de développement local en installant rapidement des panneaux solaires ; dans le but louable d'utiliser uniquement les énergies naturelles et renouvelables.
 
Pour l'année scolaire qui suit, c'est à dire demain, RAKALOBE apporte son aide au Centre d'Anosiarivo pour l'achat de matériels pédagogique et sanitaire en faveur de chacune des écoles d' Anosiarivo (blouses de travail pour les enseignants, éponges, livres d'apprentissage, fournitures scolaires, etc.).
 
Nous œuvrons aussi pour financer les moyens de transport du personnel enseignant et des élèves. En effet, Anosiarivo et ses alentours manquent cruellement de voitures, de cars scolaires, indispensables pour, chaque matin, emmener à l'école ceux qui habitent loin.
 
Enfin, pour montrer l'exemple, les quatre frères et sœurs Rasoamaka, fondateurs de RAKALOBE, donnent à l'association, en toute liberté, un terrain de 8 000 m², fruit de leur héritage, pour construire le pôle de développement d'Anosiarivo
 

Si tu as de nombreuses richesses, donne de ton bien. Si tu possèdes peu, donne de ton coeur “ (proverbe berbère).

 

REMERCIEMENTS


Nous profitons de l'espace qui nous est offert ici pour remercier, du plus profond de notre cœur, les établissements scolaires, les professeurs, les lycéens, les collégiens, les primaires et les parents d'élèves qui, en France, nous ont autorisés à collecter des livres, des manuels scolaires et des fournitures scolaires usagées. Et nous remercions chaleureusement les nombreux donateurs qui nous ont donné la possibilité d'acquérir des fournitures neuves.
Nous témoignons également toute notre reconnaissance aux particuliers qui nous ont donné romans, documentations, dictionnaires, supports vidéo, ordinateurs, et bien d'autres ... pour petits et grands d'Anosiarivo !

                               Mais le combat continue ...

 

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